On prédit que 2016 sera l’année ou la compilation de données sera au centre des préoccupations dans le domaine de la gestion et les processus de contrôle de la qualité. La grande majorité des dirigeants d’entreprises « C-suite » n’ont pas seulement eu leurs lot d’opinions personnelles et de manque de perspicacité dans la gestion des procédures d’inspection… En effet, ils ont finalement compris pourquoi et dans quelles mesure l’impact de cette compilation de donnée peut influencer les bénéfices d’une entreprise.

Selon le Dr. Suresh Gettala, directeur à ASQ Inde, en raison de la disponibilité des données, “la plupart des dirigeants comptent sur une approche fondée sur les faits pour la prise de décision.” Il incombe maintenant sur nous de recueillir collectivement les données, et d’en faire bon usage.

Le contrôle de qualité a toujours été un problème auquel nous souhaitions s’attaquer, toutefois, les systèmes et processus n’ont simplement pas atteint le sommet de la liste des priorités.

Grâce aux nouveaux concepts liés à la gestion de la chaîne d’approvisionnement dans le nuage (Cloud), les technologies mobiles, etc., les analystes de contrôle de la qualité, les administrateurs et les consultants sont constamment à la recherche de solution permettant de convertir toutes tâches manuelles à l’ère des données numériques. La raison est simple, cette compilation de données numériques peut ensuite être exploitée afin de mieux comprendre, d’améliorer la qualité et de procurer à la « C-suite » les données, les informations et les connaissances dont ils ont besoin pour prendre des décisions d’affaires éclairées.

Ces données sont particulièrement critiques lorsqu’une entreprise sous-traite la fabrication de ses produits en Chine ou ailleurs. Selon International Business Times, en 2013, la Chine a fabriqué plus d’ordinateurs personnels, de téléphones portables, de chaussures et de viande de porc que tout autre pays. Malheureusement, la plupart des entreprises ne savent tout simplement pas comment faire pour être tenus informés de la façon dont les fournisseurs contrôlent, respectent et maintiennent les normes de qualité.

D’un autre côté, les fabricants cherchent différents moyens pour rivaliser et le fait d’offrir transparence et visibilité peut devenir le facteur de différenciation qui leur procurera cet avantage concurrentiel. Selon Fortune.com, la lourdeur de l’industrie autant que les produits provenant de la Chine sont en récession, victime du plus faible ralentissement de croissance en dix ans. Dans un tel contexte, les fabricants seront à la recherche d’avantages concurrentiels et concentreront leurs efforts au maintien de leur relations existantes en valorisant, entres autres,  la conversion de leurs processus manuels pour des processus numériques.

Les processus manuels peuvent avoir un impact négatif sur le coût et/ou sur la qualité. Surtout lorsque l’on considère le fait qu’il est possible d’avoir des dizaines de milliers de produits et de variations, comportant tous et chacune différents critères de qualité.

Vous savez tous ce que représente la collecte de données ainsi que les processus effectués manuellement:

  • la collecte manuelle des données (documentation sur papier) peut conduire à la collecte incohérente sujette aux erreurs humaines
  • les rapports et mises à jour manuels(les) de données entraînent des erreurs
  • la classification manuelle et l’analyse des données (via des feuilles de calcul) peuvent être lourdes à gérer. De plus, ces méthodes ne conduisent pas naturellement à l’identification et la correction des problèmes de contrôle de la qualité.

Compte tenu de ces faits, il est important pour les concepteurs, les créateurs et les fournisseurs d’identifier les processus pouvant être numérisés mais surtout, de déterminer de quelles manières ces données devraient être compilées en vue de permettre aux analystes et consultants d’avoir accès aux meilleures données dans le format le plus facile à utiliser.

Pourquoi auriez-vous besoin de données de contrôle de qualité précises et fiables?

Même aujourd’hui, le contrôle de la qualité est une préoccupation pour les entreprises qui fabriquent en sous-traitance (auprès de fournisseurs étrangers comme la Chine) car une atteinte à la réputation affecte autant la marques que le fabricant en Chine. Et pour preuve, vous n’avez qu’à vous référer au scandale toujours d’actualité au sujet de Lumbers Liquidators, ce fabricant de bois d’œuvre situé aux États-Unis. Une nouvelle signalée par « 60 minutes », relatant les déboires de ce grand détaillant de planchers de bois franc aux États-Unis qui  …

…”Vendait des revêtement de sol stratifiés (fabriqués en Chine) contenant des niveaux élevés de formaldéhyde, un cancérigène connu. Certains échantillons testés contenaient 13 fois les limites d’émissions de formaldéhyde acceptables établies par la Californie.”

C’était il y a 2 ans, et encore aujourd’hui, la société est aux prises avec l’impact que cette événement a eu sur sa marque. Alors que, selon les nouvelles de CBS, Lumber Liquidators cessera la vente de produits en provenance de Chine (impact négatif sur le fabricant et sur l’industrie chinoise en général), les clients demeurent craintifs quant à savoir si le plancher est fiable.

Et il n’y a pas que Lumber Liquidators. Les fabricants de partout en Amérique du Nord sont aux prises avec cette épée de Damoclès. Une enquête récente effectuée auprès de 100 dirigeants d’entreprise révèle que près de la moitié de «leurs organisations ont dû faire face un problème de non-conformité découlant d’un fournisseur.”

Pour résoudre ce problème, il est essentiel que la qualité et des normes soient maintenues et que les processus de contrôle de qualité ainsi que les données soient numérisées afin que les anomalies soient identifiées et corrigées.

Quelles données de contrôle de qualité devraient être digitalisées?

Selon un rapport publié par Mckinsey, 80% des répondants croyaient que la numérisation des opérations était un facteur essentiel de la compétitivité.

Ainsi, la compréhension est là, mais l’exécution réelle n’y est pas. Les grandes organisations dépensent des millions de dollars pour implanter des applications comme SAP pour finalement réaliser qu’ils sont trop compliqués, trop lent ou trop coûteux à exploiter de manière appropriée dans la gestion quotidienne du contrôle de qualité chez ses fournisseurs.

Alors, que doit faire une organisation qui reconnaît la nécessité de devoir s’adapter rapidement? Il y a une poignée d’aspects qui peuvent être rapidement corrigées et numérisées dans le but d’améliorer la qualité, d’augmenter le niveau de conformité et de réduire les coûts.

Procédures d’inspections –Typiquement, ces processus manuels, sur papier, reposent sur les lignes directrices très floues et ne profitent d’aucune structure pour la compilation et transmission des résultats. De plus, les inspections peuvent prendre des semaines ou même des mois avant d’être documentées. Puisque les différents fournisseurs utilisent des méthodes  variées et généralement hors ligne, les résultats se trouvent fragmentés et les données compilées inutiles.

En numérisant les procédures d’inspection, les entreprises de taille moyenne peuvent recueillir et valider les données immédiatement, leurs permettant de résoudre les problèmes de qualité plus tôt et plus rapidement.

Plans de qualité – Lors de la préparation des plans pour les systèmes de qualité, nous comptons trop souvent sur des fiches techniques en papier, des feuilles de calcul, et même les documents télécopiés dans l’espoir de comprendre les commandes de l’année précédente. Identifier les principales sources de problèmes liés à la qualité devient donc une tâche herculéenne.

Lorsque l’on s’attarde aux données à numériser, les formulaires d’inspection et la conversion des processus subjectifs (comme l’authentification de couleur) sont des aspects que l’on doit considérer comme étant essentiels. La numérisation de ces considérations supprimera les maux de tête, les pertes de temps et les incohérences générales entourant l’élaboration de votre plan de qualité.  Elle vous procurera, par ailleurs, des données nécessaires pour une visibilité optimale à travers les différents niveaux de la chaîne d’approvisionnement.

Règles d’affaires – Gartner a récemment publié une liste comprenant le Top 25 des comportements typiques au sein d’entreprises prospères. Il est à noter qu’un des domaines principal de compétitivité est «Modèle émergent Affaires Numériques” les organisations tentent d’élargir leurs capacités numériques afin d’”améliorer les performances de la chaîne “.

Selon, OPSrules.com, la numérisation des processus de la chaîne d’approvisionnement telles que les inspections, le contrôle de la qualité et la gestion des données de la chaîne d’approvisionnement en nuage (Cloud) permettent aux entreprises de prédire les déviations à venir  en rapport avec “plan actuel”.

Il ne fait aucun doute que les entreprises qui se tournent vers la numérisation de données vont dominer le marché en 2016. Alors, de quelle façon votre entreprise gère-t-elle ses données de contrôle de la qualité?

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